2 janv. 2011

En virée dans une cantina naco gay


C'était en octobre lorsque je me trouvais a Mexico. Nacho et son copain m'avaient parlé d'une cantina naco gay. "Naco" en argot mexicain c'est "beauf" alors une cantina naco gay... on imagine sans mal, il n'y a qu'au Mexique.  Nous sommes arrivés un peu tard et il y avait déjà pas mal de monde. Peu importe, le garçon nous propose une place a la table d'un gars tout seul, Carlos, dont je saurai plus tard qu'il est instit. a Morelia.
En attendant je regarde le paysage. C'est sympa, les gars autour des tables ont l´air tout aussi mexicain que ceux des autres cantinas. Habillés simplement avec juste parfois un petit extra pour aller a la cantina, certains même avec le sombrero. Sur les tables, principalement des Coronas et des Squirts, ca parle fort, ca rit, ca chantonne, une ambiance bon enfant. En fait rien de spécial si ce n'est que l'on ne va pas parler de chicas, de filles, bien sur... En dehors de la simplicité du lieu j´apprécie la musique. Ce n´est pas celle de tous ces lieux nocturnes branches. C'est de la musique mexicaine traditionnelle : mariachis, norteña, ballades, boléros etc... Ce n'est pas fort, on peut parler et même s'entendre !

On commande deux bières et un Squirt pour moi puisque je n'aime pas la bière. Cinq minutes plus tard on fait connaissance avec le gars a notre table.  Il vient chaque fin de semaine ici, pour se distraire, oublier une séparation qui lui fait encore mal.
Il a l'air un peu las, un peu triste mais bientôt mon blablabla sur la France et mes aventures mexicaines Mexique,  le font sourire et même rire parfois. Il nous offre une tournée et pour continuer  on décide d´aller ailleurs,  a l´Oasis, tout près de la cantina.

 C'est un club, plus moderne mais quand même sans l´ambiance flashy. C'est surtout populaire a cause d'un mini show de travestis vers  une heure du matin. En l'occurrence, trois ¨filles¨ interprètent successivement Sigourney Weaver, Dona Summer et Juan Gabriiiiiiiel.  Carlos me dit :
- c'était notre musique, celle des années 70/80. Quand j'écoutais ça, ma famille me disait que c'était des conneries. Rires.
Juan Gabriel, c'était la petite fiancée du Mexique dans les années 80. Depuis il a pris un sacré coup de vieux et surtout au moins trente kilos mais il continue d'être adoré. C'est un des paradoxes du Mexique : un pays super macho avec pour idole un chanteur super efféminé.

A la fin, on se dit qu'il est temps pour nous, Carlos retourne a son hotel  et nous a la maison avec l´un des nombreux taxis pas chers qui nous attend à la sortie. Finalement ce fut une soirée presque toute simple. 

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